| Historique
À
l'époque de la Seconde Guerre mondiale, les Néerlandais
prirent conscience de leur patrimoine canin et notamment de
leurs vieilles races. P.M.C. Toepel et quelques autres
cynophiles entreprirent donc de rechercher les derniers
survivants du Schapendoes, qui était appelé "Olde
Grise", "Siephond" ou "Herdersdoes"
selon les régions, car sa diffusion avait quelque peu
débordé de la Drenthe. Les spécimens qu'ils réussirent à
dénicher avaient, entre autres, pour nom: Pluis, Roestje,
Donaro, Astra... C'est essentiellement grâce aux efforts de
M. Backx-Benninck et de sa femme Margaret que le cheptel a pu
retrouver son importance. La plupart des Schapendoes actuels
sont issus de leur élevage de "Reeuwijk's".
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Le
standard de la race a été rédigé en 1954. À compter de ce
moment, tous les schapendoes ont été inscrits dans un livre
d'origine. La reconnaissance définitive a finalement été
accordée en 1971. On admet que depuis cette date, la race est
parfaitement fixée.
En
1989, la race était reconnue par la Fédération Cynologique
Internationale
En novembre
2005, le Club canin canadien a reconnu pleinement la race et
l'a inclue dans le groupe des bergers (groupe 7).
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Origine
L'origine
des chiens affectés à la conduite des troupeaux de moutons
reste, à ce jour, tout à fait mystérieuse, et les rapports
de filiation entre les diverses races connues sont
actuellement tout à fait hypothétiques.
On a
pu remarquer, en bien des régions, que les bergers
possédaient deux sortes d'auxiliaires: de grands chiens
chargés de la sécurité des ovins, impressionnantes
sentinelles dans la nuit, et d'autres, nettement plus petits
mais vifs et énergiques, veillant sur la cohésion des
troupeaux durant la journée.
Comme,
généralement, on admet que les chiens de montagne descendent
du Dogue du Tibet, on s'est dit que le petit Berger poilu
originel devait être également recherché sur le "toit
du monde". Et, cet ancêtre, on l'a trouvé dans le
Terrier Tibétain, lequel n'a rien, il faut le préciser, d'un
Terrier, mais fut bel et bien un Berger. Le problème, c'est
que le mythe du Dogue du Tibet commence à s'effriter
sérieusement. On sait maintenant qu'il a existé plusieurs
grands chiens au Tibet, des Dogues, des chiens de montagne et
des Mâtins. Et l'on pense de plus en plus que ces hauts
plateaux, loin d'être le lieu de naissance des géants de
l'espèce canine, ont davantage eu un rôle de sanctuaire pour
ces chiens. Il paraît donc plus prudent de ne pas lier le
destin du Schapendoes à celui des chiens de montagne.
On ne
sait donc pas d'où viennent les petits Bergers, mais on croit
savoir comment ils sont venus en Occident. De nombreux peuples
nomades, accompagnés de leurs troupeaux, et par conséquent,
selon toute vraisemblance de grands et petits chiens, on
déferlé sur l'Europe depuis la préhistoire jusqu'à l'aube
du Moyen Age. Il est bien possible que les petits chiens de
berger soient les héritiers des conducteurs de troupeaux
celtes, magyars, huns et d'autres encore, qui se sont croisés
au gré des invasions ou des relations commerciales.
Une
autre théorie voudrait que l'apparition de ces chiens de
berger proprement dits soit beaucoup plus récente. Selon le
géographe X. de Planhol, par exemple, la présence de tels
auxiliaires ne saurait se concevoir qu'à partir du moment où
les grands prédateurs n'ont plus été à craindre, ce qui,
dans bien des régions, ne la situerait pas avant la fin du
XVIIIe siècle ou le début du XIXe. Cependant, les ”les
Britanniques et le nord-ouest de l'Europe, notamment les
Pays-Bas, constituent une exception à cet égard, c'est
pourquoi, si l'on suit cette hypothèse, le Schapendoes doit
être un des plus anciens chiens de berger d'Europe, sinon le
plus ancien sur le continent. Et il faudrait alors,
évidemment, abandonner en même temps l'idée d'une origine
commune à tous ces petits barbus.
Quoi
qu'il en soit, il paraît plus que probable que le Schapendoes
a plusieurs siècles dâge, bien qu'il soit impossible de
dater avec certitude le moment de son apparition dans la
province de Drenthe.
Car
c'est un fait que ce chien est natif du nord-est des Pays-Bas,
région longtemps connue comme sauvage et assez déshérités.
Elle fut en effet couverte de landes de bruyère entrecoupées
de taillis, l'eau affeurant un peu partout pour former
ruisseaux, étangs et marécages.
C'est
dans cette sorte de Sologne hollandaise que notre Schapendoes
s'est épanoui. Son épaisse toison assez négligée, se
démêlait plus ou moins au contact des ajoncs et autres
buissons auxquels il se frottait.
Ce
chien devait être de taille modeste, d'une part parce que les
bergers n'étaient pas assez fortunés pour entretenir un
grand chien, et d'autre part parce que, de toute façon, il
n'avait pas à tenir un rôle dissuasif. Pour évoluer dans un
paysage de landes plus ou moins touffues, il lui fallait faire
preuve de beaucoup d'énergie et de vivacité, donc être
bâti assez légèrement.
Inutile
de préciser qu'il n'existe pas de vieux témoignages sur
l'ancien Schapendoes: comme pour la plupart des chiens de
berger, nul ne se préoccupa de le décrire pour la
postérité. On ne s'inquiéta réellement de son sort que
lorsqu'il fut réellement menacé de disparaître.
(Les informations qui précèdent sont
extraites de Mon chien, mon ami. Éditions Atlas,
France, Volume 9, pp.1187-1190)
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